Remède anticonfinement – voir Apollo 11

Isolés, recroquevillés dans nos maisons, ancrés dans un monde chaque jour un peu plus fou, sur une terre qui nous bouscule entre feux continentaux et tempêtes dévastatrices, il est facile de se laisser enfermer dans nos téléphones, découragés. Pour ma part, mes quelques sorties quotidiennes avec Lucy et mes sorties de courses à pied me gardent à flot, mais tout juste! Ce matin par contre, j’ai eu une immense bouffée d’air frais en regardant l’extraordinaire documentaire Apollo 11. Wow!

Je ne suis pas original en cela, je sais, mais enfant j’étais fasciné par l’exploration spatiale. Jusqu’à l’âge de 11 ou douze ans, avant que le réalisme l’emporte sur la magie donc, je rêvais d’être astronaute. L’adolescence m’a fait perdre un peu de cet émerveillement pour l’espace, d’autres sujets prenant l’avant-scène (natation, musique rock, football, habitantes humaines de la terre), mais de temps à autres, ado, puis adulte, mon regard s’attarde encore sur la lune et les étoiles, et je retombe dans mes soulier troués de ti-cul, avec en plus une compréhension d’adulte de ce que ça implique pour les humains de sortir de l’atmosphère terrestre. Émerveillé moins souvent donc, mais pas moins ébahi, je plante mon regard sur la lune en pensant à Aldrin, Armstrong et Collins, et je suis sans mot (ou presque: « taaaaabarnak… »).

R. ARASMITH ART COLLECTION

Le documentaire Apollo 11, disponible sur Netflix, est époustouflant. Les images et la trame sonore nous fait vivre cette mission historique comme si nous y étions. En ces temps où la science se faite malmener et où les humains se font confiner, c’est très émouvant de voir un mouvement global qui rassemblait tous les terriens dans l’optimisme, la curiosité et l’émerveillement.

Le film commence avec la préparation des trois astronautes à partir du moment où ils s’habillent le matin du départ, et nous prend par la main pour chaque étape jusqu’à leur retour. C’est hallucinant de voir le nombre d’étapes où cette mission aurait pu dérailler. On sait comment tout ça finit, et pourtant j’ai levé les bras au ciel comme après un but en finale de la Coupe Stanley quand la capsule finit son périple dans l’océan.

J’ai été ému pratiquement chaque minutes, les prouesses technologiques m’ont encore une fois jeté en bas de ma chaise, mais la qualité des images m’a surpris dans les moments beaucoup plus banals où on voit tous les touristes amassés pour être témoins du décollage. Tous ces gens qui ne se connaissent pas mais sont collées les uns sur les autres, ça fait chaud au coeur. J’avais un an cette journée historique, mes plus lointains souvenirs remontent donc à quelques années à peine après, et je retrouve les voitures, les vêtements et la dégaine générale de ma petite enfance, c’est teinté d’une belle nostalgie pour les gens de mon âge et plus.

Mention spéciale à Jos Bleau, canette à la mains un quart d’heure avant le décollage, héros de la conquête spatiale à sa façon (rappel: la fusée a pris son envol à 9h32AM heure locale):

Je recommande donc chaleureusement le film, mais je suggère avant, de vous taper mon podcats favori (et croyez-moi, j’écoute beaucoup de podcasts!), 13 MINUTES TO THE MOON. Ce podcast concentre son récit sur les 13 minutes qu’a pris le voyage fait par Eagle, le module lunaire, entre le module Columbia, dirigé par Collins, et la surface de la lune.

On comprendra à l’écoute du podcast à quel point le rôle de Collins est primordial; il est beaucoup plus que l’humain le plus seul de l’histoire tournant autour de la lune pendant que ses amis s’amusent devant les caméras. On redécouvre aussi l’extraordinaire talent de pilote de Armstrong qui doit prendre le contrôle manuel d’un engin unique parce que le pilote automatique du module en question les dirigeait vers un endroit trop risqué pour toucher le sol. On entend surtout à quel point ce succès repose sur des milliers de personnes qui n’avaient pas le droit à l’erreur. Cette histoire est fascinante et très inspirante.

Avec ou sans l’écoute de 13 MINUTES TO THE MOON, gâtez-vous, regardez ce bijou.

Laisser un commentaire