Jour 4, Baie-Comeau-Wabush, 7 août 2017

J’enfile mes grosses culottes de moto, mes grosses bottes de moto, mes gros gants de moto et mon gros jacket de moto, un motocycliste débutant, un bébé-motard; quand j’enlèverai le tout ce soir dans la mythique Wabush (chacun ses mythes t’sais), les culottes, les bottes, le manteau, couverts de boue nordique, le corps fourbu, la tête pleine d’images sauvages, je me coucherai un motocycliste d’expérience. En quelques 600 km, dont presque la moitié en gravier/boue/roches/terre/trous, j’aurai gagné mes épaulettes.

Mais avant, je vous raconte lundi AM, Baie-Comeau, Québec.

La semaine commence dans un ballet de pickups et de bottes à cap d’acier.  Le Tim Hortons est envahi d’hommes qui ont vu l’ours. François, Eric et moi déjeunons en fouillant nos apps de météo. Nous sommes un brin préoccupés par la météo car on annonce de la pluie sur la 389 et au Labrador. Mes deux partenaires de route sont aguerris, mais pour moi ce sera l’initiation au Nord et ses routes de gravier. Ajoutons au portrait le pluie et le trafic des poids lourd d’un début de semaine, et je me sens fébrile, j’avoue. Nous sommes en même temps très impatients de prendre la direction du Nord, alors nous déjeunons rapidement. Nous nous frayons un chemin entre les bedaines habillés de t-shirt de Chevy Trucks ou Harley, vers nos motos. Mon gabarit de 5’10 », 210 livres me classe dans la catégorie des poids légers du parking du Tim, et je me demande un instant si il y a une milice qui expulse les hommes de moins de 6 pieds du patelin, ou si il y a un shift distinct de café pour les « petites » personnes. Une chance que j’ai des gros os, et je suis accompagné de deux ours d’hommes, je ne suis pas expulsé.

Nous prenons la 138 direction Est pendant quelques kilomètres, à la jonction de la 389, nous stoppons, clignotant à gauche, au feu rouge. François me fait signe de me coller sur sa droite, fist bump,« Woohoo! Direction Labrador! »

Éric file devant, François et moi sortons rapidement de la ville à sa suite. Tout de suite, nous nous retrouvons en pleine nature. Je suis surpris par la qualité de la route. Le trajet est un véritable terrain de jeu pour moto; les courbes se succèdent entre lacs et rivières, la forêt d’un vert profond s’étale à perte de vue dans chaque ouverture du décor. Ça monte, ça descend, jamais en ligne droite, les motos valsant de gauche à droite à gauche, balançoires en mouvement pour gamins sans âge, sans poids, sans souci.

Un petit ours noir pointe son museau au bord du chemin pour nous souhaiter la bienvenue dans sa forêt. Il y a 215 km entre Baie-Comeau et Manic-Cinq. Je souris pendant 215 km.

Baptême du chemin de brousse

Nous arrêtons faire le plein d’essence à l’ombre du barrage de la Manic-5. Ça commence à sentir sérieusement la marge du monde. J’ai eu la chance de connaître cette odeur, dans le désert d’Atacama, dans les forêts de Hearst, Ontario ou de Prince-George BC, dans les rues d’Ushuaia ou de Puno; cette odeur nous chatouille furieusement le nez à la Manic.

Temps fort du trajet, nous passons tout doucement au pied de ce barrage époustouflant, et nous quittons le confort de l’asphalte en montant abruptement le côté Est de la structure à voûtes. Nous filons vers Relais-Gabriel sous un ciel gris qui crache de mini-gouttes de pluie; rien pour inonder la route, mais assez pour bien mouiller le sol. Je fais de la moto depuis moins d’un an, je n’ai jamais roulé hors-route, c’est le temps d’apprendre. Je suis rassuré par la présence de François devant moi. Nos montures sont très semblables, avec les mêmes pneus, je vois bien ses crampons mordre dans les courbes, et la moto de tête me prévient de la présence des quelques camions qui croisent notre route, ce qui me laisse le temps de ralentir et de me tasser sur le côté.

Je n’aurais pas roulé si vite, si tôt, sans un leader si expérimenté. Nous filons à une vitesse de croisière entre 75 et 90 km/h, contournant trous, roches et amoncellement de gravier avec facilité. J’ai les yeux ronds et la mâchoire serrée pendant les premiers kilomètres. En vivant ce feeling de la moto qui oscille de gauche à droite, sur un tapis de roulement à bille causé par les cailloux, où on sent le gros cul de la KLR qui se dérobe sans arrêt dans les lignes droites, je pense à mes cours de conduite, où on nous peint le gravier comme un enfer de la moto à éviter si possible, et la pluie comme une raison de rester à la maison… Prof François a d’autres plans pour moi, et on fonce dans la forêt.

Nous rattrapons rapidement un groupe de 3 voitures du Vermont qui nous avait dépassés sur la belle asphalte avant la Manic. Ma vieille moto essoufflée avait dû laisser la place aux Volvos et Subarus chargées de kayaks de mer, mais ici, malgré les tractions intégrales des bobos aventuriers, ils se traînent à pas de tortue tandis que nous dansons dans la garnotte.

Dérapage 101

François et Eric m’ont coaché au-dessus d’un café, j’ai aussi lu plein de témoignages et conseils sur groupes FB et forums de motards. C’est la théorie. Mais il n’y a rien comme la pratique pour cimenter les apprentissages. En l’occurence, j’avais entendu parler des dangers créés par les immenses grattes qui entretiennent cette route (à lire, cette série de Monique Durand, Sur la route, parue dans Le Devoir en 2016), mais qui ce faisant produisent de gros amoncellement de terre meuble mêlée de roches. Ajoutons le bonne quantité d’eau du jour, et on se retrouve avec d’immenses étendues de boues de plusieurs centimètres d’épaisseur, terrain que nous n’apprenons pas à négocier dans les parkings de la ville…

Nous dépassons quelques machines de ce genre. Les engins travaillent sur des distances de quelques kilomètres,  nous laissant la plupart du temps une bonne portion de la route dégagée où nous pouvons rouler sans ralentir. Je dois parfois traverser de ces sections de terre retournée; en ralentissant, montant debout sur mes appuis-pieds et en attaquant du bon angle, j’arrive à me faire un chemin sans trop de problème, outre un petit rush d’adrénaline. Je suis la trace de François qui me guide entre les portions de routes plus ou moins praticables. Cependant, comme mon guide roule un peu plus vite que moi, la distance se creuse, et à un moment donné, je me retrouve assez en retrait pour que le chemin dégagé qu’il suivait se referme devant moi et je me ramasse à foncer dans une grosse, sale, flaque de bouette, à pleine vitesse.

Ma grosse moto se couche presque sur la gauche, je m’en trouve désarçonné alors que je tente tant bien que mal de me remettre dans le confort de la verticalité. Ma jambe gauche est lancée vers l’arrière de la moto, le bout de mon pied cogne violemment le sol. Le choc est assez fort pour me faire craindre une blessure au genou, ma jambe entière étant secoué; mais je m’inquiéterai au sujet de mon genou dans quelques secondes, quand j’aurai repris complètement le contrôle. Donc, d’abord, ralentissement et retour des pieds au bon endroit, ceci améliore grandement ma verticalité, mais je suis toujours dans une grosse soupe de boue rocheuse, et je dois très rapidement me concentrer sur la direction que prend la moto revenue plus ou moins stable, et le constat n’est pas bon.

Je suis presque droit, mais j’avance rapidement dans un axe qui place le fossé et les très beaux arbres de la forêt du Nord québécois dans mon chemin immédiat. Tout cela se passe très rapidement, mais comme cette fois où j’avais perdu le contrôle en ski à haute vitesse, j’expérimente ce phénomène de compression du temps qui met le cerveau en mode hyper-performant, boosté par l’adrénaline. Même si la moto va vite, dans une situation très précaire, en quelques secondes j’ai le temps de penser à plusieurs choses pratiquement simultanément. Je vois le fossé se rapprocher et je me dis: « ne regarde pas l’obstacle! Regarde où tu veux aller! » Je me dis aussi « Wow, j’espère que la Go Pro tourne toujours »; et en même temps, « Wow, je ne pourrai jamais montrer cette vidéo à Anne, elle me frapperait avec la Go Pro »; et aussi, « OK, vidéo ou pas, je ne parlerai pas de cet épisode à Anne »; je me dis aussi « OK, j’ai assez ralenti, je pense que si je r’vole je peux m’en tirer sans dommage au corps »; mais je pense en même temps « La moto serait vraiment trop amochée, ça fuckerait la journée »; puis « esti, pourquoi tu n’as pas gardé tes pieds bien ancrés?; aussi « Je me demande si mon genou est fucké… »; et « je ne sais pas si quelqu’un me suit au loin? Je dois donner tout un show présentement »; et autres pensées plus ou moins pertinentes, en l’espace de 3 ou 4 secondes je dirais. J’imagine que le fameux film de ta vie au moment de mourir doit venir du même département cérébral. Mon cerveau devait savoir que je ne mourrais pas à ce moment pour utiliser son méga-pouvoir pour penser à mon genou et à ma blonde qui m’en voudrait d’être instable dans la boue.

Suite à ce rush d’adrénaline, je ne sais pas si c’est comme ça pour tous, mais pour moi c’est l’équivalent d’une grosse séance de méditation; je suis calme et serein. Malgré la pluie, le gris, la boue, je finis donc cet avant-midi, dans une bulle de bien-être, vertical et dans le bon axe routier.

Pause asphalte/lunch à Relais-Gabriel

Nous retrouvons un peu d’asphalte et arrêtons pour un dîner à la célèbre cantine de Relais-Gabriel. Je ne sais pas si ça tient d’une réalité vérifiable, ou si c’est vécu comme ça par ma petite personne, mais il me semble que les gens qu’on trouve dans ces endroits  comme Relais-Gabriel, compensent le petit nombre d’humains au kilomètre carré, par une grosse dose d’humanité par personne. Est-ce que ça prend des personnalités débordantes pour s’installer au bord du Lac Manicouagan et servir des dîners aux nomades empoussiérés de la 389? Ou, à force de passer du temps à cuisiner et servir des cheezeburgers aux motards, routards et autres hurluberlus du nord, on se forge une personnalité qui match la nature environnante? Bref, pour mon break entre Baie-Comeau et Wabush, j’ai droit à une bonne dose d’humanité pour me réchauffer à coup de cheezeburgers et de pouding chômeur.

Eric nous rejoint et on se raconte, comme des kids, nos émerveillements de l’avant-midi. mes partners rigolent, avec un peu d’inquiétude, quand je leur raconte ma perte de contrôle. J’apprends à Eric que j’ai mon permis de moto depuis moins d’un an et que ce périple est en fait mon premier voyage de moto. Il hausse les sourcils avec flegme, « Hum, well, you’ve picked a challenging one ».

On ne s’éternise pas pour le café. Nous avons déjà un bon 315 km de fait depuis ce matin, mais François a un rendez-vous à Fermont en fin d’après-midi,  250 km plus loin. De retour en selle, pour un stretch asphalté d’un peu moins d’une heure, et encore plus de garnotte.

Peu de temps après Relais-Gabriel, nous traversons le site de l’ancienne ville de Gagnon. La nature commence à changer, les arbres plus petits et plus épars, sous le ciel encore gris, le lichen flash d’immenses sections d’un vert clair, éclatant. Dans ce décor spectaculaire, une affiche annonce le site de Gagnon, au milieu de nulle part surgissent trottoirs banlieusards et terre-plein de boulevard même s’il n’y a plus aucun signe de constructions dans les alentours. Loin, on se sent juste loin.

Gagnon-Fermont, artefact d’une rivalité de hockey en forme de zigzag

Le premier 100 km après Relais-Gabriel est tranquille, de l’asphalte, très peu de véhicules, mais à mesure que nous nous approchons de Fermont, nous sentons l’ébullition de la machine humaine prendre forme. Nous retrouvons la route sans asphalte, boueuse. François me fait passer devant, il craint d’aller trop vite pour moi dans ces conditions et il me permet ainsi de dicter ma vitesse. Nous continuons à rouler à la même allure, mais je suis plus prudent/lent que lui dans les courbes aveugles. Il faut dire que nous sommes gâtés en courbes. Il y a même à plusieurs endroits, des virages à 90 degrés plutôt étranges, qui coupent et recoupent le chemin de fer que nous suivons.

Je reste concentré 100% du temps, à l’affût de trous, bosses, roches, boue, camions et trains. Je me pose quand même des questions sur ce tracé de route étrange. François le découvre en même temps que moi, et pourtant il pourra me raconter l’histoire de cette route et de ces virages farfelus au jour 5, demain.

Petit aparté en  flashforward pour le scoop des courbes étranges entre Gagnon et Fermont:

François va manquer son rendez-vous ce soir à Fermont. On arrivera juste à temps en fait, mais l’homme qui nous attend ne sera simplement pas disponible comme prévu. François bougonnera sur le coup, soyons francs. On pousse les machines à fond pendant plus de 600km pour arriver à l’heure et le monsieur lui dit au téléphone qu’il est occupé avec ses moustiquaires ou ses châssis-double au chalet, ou quelque chose du genre. Il reportera le meeting au lendemain matin, ce qui obligera François à se lever tôt et refaire le chemin de Wabush à Fermont, ajoutant encore plus de kilométrage à notre jour 5 qui sera déjà chargé.

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Arrivée à Fermont, entre deux averses, rendez-vous reporté à demain

En plus, on calculera mal la différence d’heure entre Wabush, NL et Fermont, QC, et François attendra à Fermont une grosse heure, à 6h00AM ,que son monsieur le rejoigne pour son entrevue-petit-déjeuner. Bref, le cousin bougonne. Pourtant, il sera tout souriant au retour de ce rendez-vous. Le type rencontré est un nouveau retraité de la fonction publique, amoureux de la région de Fermont, il avait un gros paquet d’information qui fera très plaisir à mon chercheur de cousin (je vais finir par vous en dire plus sur son travail, patience), dont, la raison de cette route vraiment toute croche entre Gagnon et Fermont:

Il fut une époque où les villes de Gagnon et Fermont coexistèrent. Au départ elles étaient chacune dans leur coin, isolées du monde, et isolées l’une de l’autre. Malgré tout l’isolement du monde, une ville peuplée de jeunes hommes québécois, surtout avant l’arrivée d’internet, va forcément accoucher d’un club de hockey. Il y avait donc la gang de Fermont qui vivait sa passion du hockey d’un bord, et la ville de Gagnon qui vivait la-sienne de son côté. Évidemment, la passion du hockey dans l’absolu, c’est bien, mais la passion du hockey vécue dans la fièvre de la rivalité entre villages voisins (ces ti-counes pas de talent), c’est beaucoup, beaucoup mieux (on s’ennuie des Nordiques esti).

Quand les clubs rivaux potentiels sont composés de jeunes hommes québécois, séparées par 185 km de forêt nordique, et que ces jeunes hommes débrouillards sont équipés de machinerie lourdes, eh bien, ils ouvrent un chemin, calvaire! Les jeunes hommes dans leur temps libre, chacun de leur bord, ont tracé une route (avec une bouteille de gros gin entre les jambes d’après moi, à voir certaines décisions de tracé), longeant le chemin de fer, pour aller planter les voisins au hockey. Mon Don Cherry intérieur se raidit le chignon d’émotion en pensant au party qui a dû suivre le premier match Gagnon-Fermont après que les deux bouts de route furent joints.

Fin de l’aparté, retour aux courbes pleines de boue de notre jour 4:

 Dantesqueville, QC

La bruine fait place à la pluie. Il y a de plus en plus de camion, on se rapproche de la civilisation, ou de ses coulisses du moins. On croise des poids lourds, moult pick-ups, des engins grotesques d’étrangeté sur rails. Dans ma concentration constante, je suis tout de même fasciné par le spectacle de l’humanité qui fout le bordel en plein bois. Je suis un vrai de vrai écolo, je ne peux pas resté insensible à tout ce fouillis, mais je suis un écolo réaliste, j’ai les yeux ronds mêlés d’effroi et d’admiration. Pour soutenir mon confort de bobo sur le Plateau, et profiter d’une civilisation qui crée la merveilleuse moto entre mes jambes, ça prend du monde en coulisse qui gosse le minerai et harnache des rivières. En arrivant à Fermont on traverse pratiquement la mine, et le spectacle est dantesque. Excusez le cliché, mais allez lire la définition, et si un seul endroit au Québec mérite l’épithète, l’arrivée à Fermont sous le pluie, à moto, doit être considéré dans les prétendants au titre de ville dantesque.

On tourne autour du mur sous la pluie, j’échappe ma moto sur la frontière, et Wabush

Nous arrêtons à Fermont pour rien. Mais, tant qu’à être là, nous faisons le tour du fameux mur. Fatigués, mouillés, nous arrivons à tourner autour du mur trois fois plutôt qu’une. Je découvre que mon cousin est encore plus distrait que moi, et pire en sens de l’orientation. De loin pire. Malgré (ou à cause?) de son GPS, nous n’arrivons pas à sortir d’une ville minuscule qui a moins de 20 rues. Nous avons hâte d’être au sec, de prendre une bière au Labrador, mais nous faisons le tour de Fermont trois fois sous la pluie.

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Motard fier, Fermont, QC.

Nous finissons par sortir pour prendre la direction de Wabush. À la frontière, nous arrêtons sous l’immense pancarte, Newfoundland Labrador, Welcome to the Big Land. François prend quelques photos (faudrait d’ailleurs qu’il m’envoie ça, pour illustrer un peu mon Jour 5 sur Rhugob…). Je célèbre cette arrivée en échappant ma moto, directement sur la frontière. Est-ce la fatigue? L’émotion? Le trouble intérieur d’avoir été pris dans un rarissime selfie? François me félicite de notre grosse journée en me tendant son poing ganté pour faire un fist-bump sur la frontière, en écho à notre fist bump du matin à Baie-Comeau (wow, en écrivant ce passage, je réalise à quel point cette journée fut remplie; vous n’avez pas idée à quel point Baie-Comeau et le Labrador sont loin l’une de l’autre, en distance et en géographie intérieure). Je me penche pour cogner mon poing sur son poing, qui est, oh, 10 cm hors de portée, je m’approche donc un peu pluuuuus… boum! Une moto de 425 livres, à l’arrêt, chargée de bagages, ça ne peut pas tellement se pencher. La seule fois où j’ai échappé ma moto, sous la grosse pancarte Newfoundland Labrador, Welcome to the Big Land, si vous passez, vous penserez à moi qui roule sur l’asphalte en criant « Oh! Non! Ma moto! » Heureusement, pas de casse, outre un levier de frein qui aura la forme d’une tête de violon jusqu’à ce que je le change à Havre-Saint-Pierre (plusieurs jours, et pluuuuusieurs km plus tard).

Wabush mon vieux

Hugo enfant, et Hugo ado, avait un inséparable ami, Hugues. B’en oui, Hugues et Hugo. Entre amis Hugues et Hugo, Wabush était utilisé aussi souvent que Tombouctou pour désigner le bout du monde. Au terme de mon jour 5, j’entre dans ma chambre de l’hôtel Wabush, comme si j’étais à Tombouctou.

Je me défais de mes grosses culottes de moto, lourdes et sales, j’enlève mes grosses bottes de moto trempées, mes gros gants de moto mouillés et mon gros jacket de moto crotté. Je peux dire depuis le 7 août 2017, sans aucune gêne: je fais de la moto oui. Expérimenté? Ouais pas pire. Ça fait pas très longtemps, mais pas pire expérimenté, oui, quand même.

PS: pas beaucoup de photos, je roulais mon vieux. J’ai beaucoup de Go Pro enregistré, je finirai bien par apprendre à éditer ça.

3 réflexions sur “Jour 4, Baie-Comeau-Wabush, 7 août 2017

  1. Je n’ai pas beaucoup de photos. Je comptais sur toi pour ça! Je vais voir ce que j’ai. C’est un plaisir de te lire cousin.
    François

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